Comment un jeu de dés des croisés nous a donné le hasard, le risque et le danger. Appuyez sur ▶ pour écouter chaque étape.
Les premiers dés étaient des osselets : les petits os de la cheville des moutons et des chèvres. On les lançait il y a des milliers d’années pour jouer et pour demander l’avenir aux dieux.
Le mot vient probablement de l’arabe az-zahr, le dé. Les chevaliers des croisades ont appris des jeux de dés au Proche-Orient.
Une vieille histoire dit que le jeu portait le nom d’un château, Hasart, où il aurait été inventé, mais la plupart des savants préfèrent le mot arabe.
En ancien français, le hasard était un jeu de dés, très joué dans les tavernes. Les écrivains anglais comme Chaucer en parlent.
Les dés, c’est la chance pure, alors hasard a pris le sens de chance, fortune. Le français l’emploie toujours ainsi : par hasard.
En vieil anglais, at hazard
voulait dire en danger, livré à la chance.
La malchance peut faire mal, alors en anglais hazard a pris le sens de danger.
Exemples : a health hazard
(un danger pour la santé), hazard lights
(les feux de détresse), hazardous waste
(les déchets dangereux), les hazards
d’un golf (les bunkers et l’eau).
| hazardous | dangereux |
| haphazard | au petit bonheur, sans plan |
| hazard lights | les feux de détresse |
Le français a gardé le sens chanceux, le hasard. L’anglais a gardé le sens malchanceux, hazard, le danger. Faux ami !
« Lancez les dés : hasard en français, danger en anglais. »