Comment un dieu sauvage aux pattes de bouc, qui effrayait les voyageurs d’un cri soudain, nous a donné la panique. Appuyez sur ▶ pour écouter chaque étape.
Le nom de Pan vient sans doute de l’indo-européen *peh₂- : garder, nourrir le troupeau. C’était « le gardien de troupeaux ».
La même racine a donné pasture (le pâturage), pastor (le pasteur), food et feed (la nourriture, nourrir).
Dans la mythologie grecque, Pan était le dieu des bergers, des troupeaux et des lieux sauvages. Il avait les pattes et les cornes d’un bouc, et il jouait de la flûte de roseaux, la flûte de Pan.
Pan aimait le calme. Si des voyageurs le réveillaient dans une forêt isolée, il poussait un cri terrible, et ils s’enfuyaient, pris d’une peur soudaine et sans raison. Les Grecs appelaient cette peur panikos, « de Pan ».
Selon une légende, Pan aida les Athéniens à la bataille de Marathon en jetant cette peur sur l’ennemi.
Le mot est entré en français, panique, au XVIe siècle, et en anglais, panic, au XVIIe : une peur soudaine qui gagne toute une foule.
Au XIXe siècle, une panic était aussi une peur soudaine pour l’argent : tout le monde court à la banque en même temps pour retirer son argent.
Aujourd’hui : a stock-market panic
(une panique boursière), panic buying
(les achats de panique).
On l’utilise tout le temps.
Exemples : Don’t panic!
(Pas de panique !), a panic attack
(une crise de panique), the panic button
(le bouton d’alarme).
| panpipes | la flûte de Pan |
| panicky | qui s’affole facilement |
| pastor, pasture | pasteur, pâturage : la même racine du berger |
Attention : le préfixe pan-, « tout » (pandémie, panorama), est un autre mot grec, même si les Grecs plaisantaient parfois que Pan était « le dieu de tout ».
« La panique, c’est le cri de Pan dans la forêt. »